lundi 7 septembre 2020

Du bon temps à l'Ossau et des bémols

Une fois n'est pas coutume, j'ai pu rester en montagne quelques jours en posant le camp de base à Pombie de jeudi à dimanche et y grimper chaque jour avec différentes personnes. D'abord Alexis et Matthieu, en itinérance pédestre au travers des Pyrénées qui avec la Face Est du Doigt de Pombie ont découvert l'escalade en extérieur (et les fissures exigeantes de l'Ossau !). Comme ces étourdis ont oublié un beau camalot dans la dernière longueur, David et Robin ont bien voulu m'y raccompagner le lendemain pour parcourir cette voie qu'ils ne connaissaient pas et le friend a été récupéré sain et sauf. Puis le grand Gilbert qui pratique l'alpinisme depuis plus de 40 ans est venu finir sa conquête des classiques de l'Ossau en gravissant l'Éperon Est et par la même occasion fouler les sommets des pointes Jean Santé et d'Aragon où il n'était pas encore passé, en continuant jusqu'au Rein de Pombie pour rejoindre la voie normale du Grand Pic. Enfin, Nicolas, sportif en très grande forme et particulièrement enthousiaste, est venu découvrir la traversée des Quatre Pointes. Comme la corde ne se tendait jamais derrière moi, nous avons fait le parcours en 5h45 refuge-refuge, nous étions donc à l'heure pour regarder l'étape pyrénéenne du Tour de France. Merci à tous pour ces moments précieux et aussi à Léon, Aurélien et Jaime pour les super soirées passées au refuge, il parait que faire la vaisselle ça nuit à la corne sur les doigts mais c'est pas vrai.





Surprise en découvrant que certains s'octroient le droit de baliser une montagne comme l'Ossau en peignant un grand nombre de flèches vertes fluorescentes sur la voie normale. Si chaque club de trail met un peu partout son propre balisage pour permettre aux copains de garder l'oeil sur le chrono plutôt que sur l'environnement qui les accueille, comme on le voit de plus en plus sur différentes montagnes, j'invite ces sportifs modernes réinventant l'eau chaude avec ce sport à la mode alors que les gens ont toujours couru en montagne (par exemple Jacques Orteig aussi tôt que dans les années 1870), à plutôt exercer leur passion sur des stades en ville. 


Surprise aussi en voyant que certains bergers choisissent spécialement un samedi de grande fréquentation de la montagne, alors que cela pourrait se faire en semaine avec ce beau temps continu, pour écobuer et enfumer le cirque d'Anéou et les parois de l'Ossau. Entre ces deux attitudes extrêmes de ces mondes qui finissent par se confronter, il y a peut-être une voie plus raisonnable à trouver en se respectant les uns les autres.



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