dimanche 26 juin 2022

Spectacle au Weissmies

Effondrement de sérac au-dessus de la voie normale du Weissmies en Suisse



Au Mont Blanc avec Benoît

C'est avec plaisir que j'ai emmené Benoît au Mont Blanc hier, pour ses 50 ans, un joli cadeau familial... Nous nous sommes mis une bonne journée comme dirait l'autre, car nous avons démarré du Nid d'Aigle à 2472 m à 9h30 et avons été directement au sommet, atteint à 17h30, avant de redescendre dormir au refuge du Goûter et de finir de rentrer tranquillement ce matin. Je ne vais pas souvent au Mont Blanc, mais à chaque fois, c'est quelque chose d'arriver là-haut ! C'était chouette aussi de rencontrer plein de jeunes aspirant-guides et guides qui j'ai eu en formation à un moment ou un autre en 20 ans de travail à l'Ensa. Bravo Benoît pour ce Mont Blanc "one shot" sans acclimatation, te voilà prêt pour la GTVO !



Benoît mange des barres chocolatées !


vendredi 24 juin 2022

Semaine avec le stage application Ensa

Merci à Magalie et Ronan pour leur participation au stage d'application de cette semaine et bravo aux aspirant-guides Olivier, Mathis et Léo. De l'Index à l'arête des Cosmiques en passant par Clocher-Clochetons, les Gaillands et Clair de Lune à l'Aiguille du Midi, nous nous sommes bien dépatouillés d'une météo assez capricieuse et avons parfois rencontré beaucoup de monde !







samedi 18 juin 2022

Équilibre des pouvoirs ?

Merci à Edwy Plenel pour sa cette prise de position courageuse dans un moment où toute parole n'allant pas dans le sens de la Macronie est taxée d'extrême. Demain nous avons une chance par notre vote de revenir à un équilibre des pouvoirs avec une Assemblée Nationale représentative du peuple, qui ne serait plus acquise par principe à la présidence. Je précise que je ne crois pas au messi en la personne de Jean Luc Mélenchon, mais plutôt en une union qui porte un vrai programme et qui surtout apporterait un contre-pouvoir indispensable à notre démocratie fort mal en point. 



vendredi 17 juin 2022

L'arête Ouest de la Dent du Géant

C'est un plan B qui s'est transformé en plan A pour diverses raisons hier matin et qui nous a bien occupé avec Erwann, Christophe et Franck. Comme quelques arêtes du massif du Mont Blanc délaissées ou énigmatiques, celle-ci m'attirait depuis longtemps. Elle nait dans les séracs du Glacier du Géant et remonte sur presque deux kilomètres jusqu'à la Dent du Géant.

Nous partions pour la gravir depuis la Pointe Yeld jusqu'au sommet, une course jolie et pas très difficile, qui avait déjà été faîte une fois en stage dans le cadre de la formation des guides. En approchant, la curiosité m'a incité à l'aborder depuis un peu plus loin, au niveau de la Noire et de ses clochers. C'était une bonne idée pour les vues spectaculaires dont nous avons joui et la brutale sauvagerie du coin.

En revanche, je crois que je n'avais encore jamais fréquenté une arête aussi détritique ! La première partie est étroite, acrobatique, inconfortable, tranchante, acérée et particulièrement instable... On a un peu l'impression de se retrouver dans des décombres qu'un tremblement de terre datant de la veille aurait fini de déglinguer et on se demande à quel moment le gendarme resté planté là miraculeusement sur le fil du ciel va finir par basculer avec la jolie sangle toute neuve que nous avons consciencieusement mis autour. Bref, on ne conseille pas trop cette traversée des Clochers de la Noire mais le reste est très sympa, d'ailleurs on y a trouvé une bouteille de génépi, que nous avons laissé, avis aux amateurs. 










mercredi 15 juin 2022

Au frais sur l'Aiguille de Blaitière

 Aujourd'hui c'était escalade de granit avec Christophe, Erwann et Franck


lundi 13 juin 2022

Et plouf

 Aujourd'hui à l'Ensa, c'était atelier mouflage avec les aspirant-guides et de belles lumières


samedi 11 juin 2022

République ou monarchie ?

En République, l’Assemblée Nationale garantie un des équilibres du pouvoir. On a un peu eu tendance à l’oublier ces dernières années avec le régime hyper-présidentiel auquel nous nous sommes dangereusement habitués. À croire que 233 ans plus tard, les français regrettent la monarchie. Demain, je n’oublierai pas d'aller voter pour élire un député

vendredi 3 juin 2022

Semaine avec les aspirant-guides

Nous avons passé du bon temps là-haut cette semaine avec Jordi, Mathurin, Baptiste, Victor, Nicolas, Sylvain et Mathéo, malgré une météo un peu bi-polaire. Du temps consacré à la formation aux progressions en corde courte sur les arêtes. Les voilà prêts à recevoir les élèves d'application la semaine prochaine pour de nouvelles aventures. 








samedi 28 mai 2022

Voie Rébuffat-Baquet à l'Aiguille du Midi

De belles retrouvailles avec la famille Naegelen, Axelle la fille et Fabien le papa. Ça faisait un petit moment que nous n'avions pas grimpé ensemble et comme ils se trouvent aussi à Chamonix ces temps-ci, ce matin nous avons été là-haut vérifier que le granite doré du massif était toujours là. Il faisait bon, la fréquentation était raisonnable et on ne se lasse jamais des belles longueurs de cette voie historique.








vendredi 27 mai 2022

Remettre le facteur sur le vélo

Les 16, 17 et 18 mai derniers, je me suis lancé, avec un créneau un peu serré entre deux épisodes de sorties en montagne, dans la traversée des Pyrénées en vélo, d’Hendaye à Cerbère, par le versant espagnol de la chaîne. J’avais déjà fait cette traversée dans le même sens en 2016 mais par le versant français. C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai pris goût à ce sport, en achetant un vélo deux jours avant de partir. Sport que je connaissais quand même un peu car quand j’étais petit comme dirait l’autre, nous avions fait quelques vacances en famille sur deux roues. Surtout, j’avais un papa qui roulait beaucoup… et longtemps. Nous habitions près de Limoges et je me souviens de quelques départs en vacances à la neige qui se sont faits sans lui, puisqu’il nous devançait à bicyclette, reliant Grenoble en mode non-stop en plein mois de février, dormant brièvement à l’arrache par là. Une brute ce Claude Thivel.

Pour cette traversée, j’avais prévu de mettre 5 jours mais de coups de pédale en coups de pédale, après une première journée à rouler bien plus loin que prévu, je me suis pris au jeu d’avancer et d'avancer encore. Il ne m’en a fallu finalement que 3 pour atteindre Cerbère. Une stratégie de progression particulièrement fine : démarrer à fond, accélérer au milieu et finir au taquet. 

 

J’ai pu partir très léger, en gros avec juste un short et une chemise pour le soir, un coupe-vent extra-light pour les descentes (jamais utilisé avec cette canicule), 2 ou 3 trucs en cas de soucis mécanique et bien-sûr mon vélo de route « Le Furibond », qui avance presque tout seul. Par contre, j’aurais du penser à mettre ma selle de voyage en cuir plutôt que celle minimaliste montée par défaut car dès le début de la seconde journée, je me suis mis à rêver de pouvoir faire les 500 derniers kilomètres en danseuse. En vain.

 

Au niveau logistique, Martin mon fils ma lumière qui se rendait sur la côte pour étudier m’a posé au départ puis je suis rentré à Pau en train depuis Cerbère (penser à faire une réservation vélo dans les trains Intercités, sinon l’amende est salée, comme ont pu l’expérimenter des compagnons d’infortune entre Narbonne et Toulouse). Pour manger au fil du chemin en journée, rien de tel qu’un bon bocadillo + café con leche + coca dans un bar de temps en temps et pour dormir, étant hors-saison, c’était facile de descendre dans ce que je trouvais de moins cher au moment où j’arrivais.

 

Je remercie les conducteurs espagnols car j’ai franchement été impressionné par leur courtoisie, doublant systématiquement après s’être déportés sur la voie opposée ou roulant au pas lorsque ce n’était pas possible. De plus, il y avait souvent bien peu de circulation, un vrai régal.

 

Cette brève excursion m’a permis de retrouver ces sensations si précieuses du voyage en petite reine : le décor dont on se nourrit qui défile sur un tempo parfait, l’excitation de se dire le matin en partant que chaque seconde de la journée va apporter quelque chose de nouveau, se sentir libre, léger, déconnecté et jouir de cette drogue que sont pour moi les sports d’endurance.

 

J’ai tellement vite retrouvé les reflexes de mon récent voyage en Colombie que je me suis surpris à demander à l’hôtel si l’eau était potable ou à un commerçant si la petite route qui m’attendait était revêtue ou en terre. Je crois qu’ils se sont dit que j’avais du trop rouler pour poser de telles questions. Les autres personnes qui ont du se demander si tout allait bien pour moi sont les serveurs des cafétérias du soir, car je commandais tout en double, tellement il me fallait recharger la bestiole. Je voyais bien qu’ils me scrutaient discrètement pour vérifier que je n'avais pas eu les yeux plus gros que le ventre, ce qui n'est jamais arrivé.

 

Enfin, une mention spéciale au niveau des paysages pour le premier jour en Navarre et les prémices de l’Aragon. Une si belle région encore très verte, caressée par un vent frais parfait pour franchir la superbe série de petits cols entre Erro et la vallée de Canfranc. Beau souvenir aussi que ces ultimes kilomètres sur la route côtière méditerranéenne entre Llançà et Cerbère, roulant dans le silence et l'euphorie, accompagné des derniers éclairages du couchant.



 

Voici les détails du parcours (j’ai une trace à disposition si ça intéresse quelqu’un) :

 

J1: Hendaye - Doneztebe - Arraioz - Puerto de Artesiaga - Zubiri - Puero de Erro - Alto de Mezkiritz - Garralda - Puerto de Remendia - Ezcároz - Puerto de Laza - Isaba - Garde - Portillo de Galindo - Ansó - Colada de Terit - Hecho - Jasa - Loma de Aisa - Aisa - Collada de Array - Borau - Collado de la Sierra - Castiello de Jaca - Jaca

Total : 245 km / 4800 m / 11h45

Hébergement : Hostal Paris

 

J2 : Jaca - Sabiñanigo - Collado de Petralba - Aínsa - Puerto de Foradada - Campo - Puerto de Egea - Puerto de Bonansa - Pont de Suert - Col de la Creu de Perves - Senterada - Puerto de Montcortès - Gerri de la Sal - Sort

Total : 210 km / 3740 m / 9h25

Hébergement : Hotel Les Collades

 

J3 : Sort - Port del Cantó - Cerbère - La Seu d’Urgell - Alp - La Molina 1700 - Collada de Toses - Ripoll - Tunnel de Collabós (interdit aux vélos… passer plutôt par la Collada de Sentigosa depuis Sant Joan de les Abadesses) - Castellfollit de la Roca - Figueres - Llança - Cerbère

Total : 270 km / 3740 m / 11h40

Hébergement : Hotel Arago













 

Stage d'Application Aspirant-Guides ENSA du 6 au 10 juin 2022

Il reste pas mal de places pour le stage d'application, du 6 au 10 juin prochains, que propose l'École Nationale de Ski et d'Alpinisme pendant le stage d'aspirant-guides. À cette occasion, un tarif préférentiel est mis en place (630 € au lieu de 820 €). Tous les détails de ce stage en cliquant ici


samedi 21 mai 2022

Deux amoureux en roues libres

Voici un petit conseil de lecture : le blog de voyage tenu par Lara et Bruno, deux amis guides qui viennent de partir en direction de l'est sans date précise de retour. Un voyage qui s'annonce inspirant j'en suis certain. C'est en cliquant ici